« Quand tu remplis ta vie de messages positifs, ta vie devient positive », Aline Bartoli

Aline Bartoli et the Bboost

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Confidence d’entrepreneures: Aline Bartoli, la fondatrice de The Bboost nous raconte, dans cette interview, comment elle a su rester positive pendant toute la période du confinement et l’impact que cette crise a eu sur son activité. Elle donne également quelques conseils aux entrepreneurs pour leur permettre de relancer leur activité et garder un bon état d’esprit.

Après une licence en audiovisuel, Aline Bartoli a entamé une école de communication/marketing, qu’elle a arrêtée très vite pour partir, à New York, un an, vivre son rêve de petite fille. Elle a alors 21 ans. Elle a trouvé là-bas un petit boulot comme retoucheuse photo et cela lui a tellement plu qu’elle a décidé d’en faire une activité à temps plein. Elle s’est lancée à son compte en rentrant en France et a vécu de cette activité, pendant cinq ans, jusqu’à l’été 2018 où elle a démarré le projet The BBoost

Quel était ton projet au départ

C’était juste un blog pour passer le temps le week-end et quand je n’avais pas trop de clients, un side project. Je n’avais pas la volonté de le monétiser. Je ne savais même pas qu’on pouvait le faire. Je n’avais jamais entendu parler de web marketing. Mais ce blog a bien décollé et les choses en entrainant une autre, je me suis dit: « Et si je tentais l’expérience de passer à temps plein sur ce projet? » Je sentais qu’il y avait un truc à faire et ça me passionnait encore plus que la retouche photo. 

C’était en quelle année?

Le blog fêtera ses deux ans cet été, mais je me suis lancée à plein temps en septembre 2019.

Aline Bartoli a fondé the Bboost
Aline Bartoli, fondatrice de The Bboost

Quel a été ton déclic?

Je bossais beaucoup en retouche photo et même si j’adorais la technique et les belles images, je me sentais pas mal en décalage entre ce que je faisais et l’impact que ça avait sur la société. Je bossais surtout dans le milieu du luxe : Yves Saint-Laurent, Dior, etc., et quand tu bosses pour ce genre de marques, tu véhicules une certaine image de la femme et de la société de consommation. Je ne me reconnaissais pas vraiment là-dedans.

Un côté éthique est venu me chercher et quand j’ai vu qu’avec The Bboost je pouvais vraiment avoir un impact positif tout en étant aussi passionnée, je me suis dit que c’était l’occasion d’arrêter la retouche. J’ai eu cette réflexion, en mars 2019, six mois après avoir lancé le blog et je m’étais dit que je me lancerais début 2020. Sauf qu’en avril, j’ai suivi un séminaire en développement personnel de Franck Nicolas, et ils nous ont tellement remonté le ciboulot (rires) que j’ai arrêté la retouche photo en mai. Personne n’a compris ma décision. J’ai bossé comme une dingue, de mai à fin août, sur comment je pourrais vivre de The Bboost à temps plein et je l’ai lancé en septembre.

Où en était le développement de ton activité avant le confinement?

Ça commençait à bien prendre. J’étais hyper contente. J’étais sur une bonne progression et plein d’opportunités s’offraient à moi pour aller animer des ateliers, intervenir sur des scènes, donner des conférences. J’étais très contente du développement de mon business, en me disant: « Ça y est, l’effort commence à payer. »

Comment as-tu réagi quand la crise est arrivée?

Je ne suis naturellement pas une grosse stressée de la vie. De plus, mon business a toujours été 100 % en ligne parce que c’est le style de vie qui me correspond vraiment et que je n’imagine pas travailler autrement. Au début, je l’ai donc abordée de manière assez sereine. Je ne me suis jamais vraiment inquiétée. C’est emmerdant pour beaucoup de monde et je sais que beaucoup la subissent. Des gens meurent et c’est atroce, mais je me suis dit : « Moi j’ai une chance extraordinaire comme mon business est entièrement en ligne, il ne sera pas impacté ». Sans compter que du coup, dans la foulée, j’ai chopé le Covid. La vraie question que je me suis posée, c’est : « Qu’est-ce que moi je peux apporter aux autres pour essayer de minimiser des trucs ? Comment je peux aider ? » 

Quel a été l’impact sur ton activité?

J’ai été impactée de manière positive. J’ai presque honte de dire ça, mais ça a eu un effet ultra positif sur mon business. J’ai une augmentation de dingue des visites de mon site, du nombre des abonnés, du nombre d’achats et du nombre de contacts. 

Comment est resté ton état d’esprit pendant ce confinement?

Toujours très positif. Je me suis demandé comment aborder ce confinement et quel message je voulais faire passer. Il y a tellement de gens qui véhiculaient des messages qui étaient des injonctions à la productivité : « Maintenant que tu es chez toi, tu vas pouvoir gagner quatre millions, démarrer huit business, faire dix heures de sport par jour. » Il y avait cette espèce d’image de la performance et je n’étais pas alignée avec ça. Le message que je voulais véhiculer, c’est qu’il faut continuer à se comporter de la manière la plus normale possible.

C’est comme ça qu’on va réussir à passer à travers cette crise, avec le moins d’impact et de conséquences. Je me suis vraiment efforcée d’incarner ça pendant tout le confinement et encore aujourd’hui, je reste positive. Je bosse beaucoup plus qu’avant parce qu’il y a beaucoup plus de demandes, de messages, de supports à offrir aux gens, mais sinon je n’ai rien ajouté d’autre dans ma vie.

Qu’as-tu appris sur toi?

Que j’ai une bonne capacité de résilience. Tu ne sais pas comment tu réagis en situation de crise avant d’y être confrontée. J’étais très contente d’observer à quel point, je restais calme et à quel point j’ai su m’adapter. Je me dis du coup que j’aimerais peut-être voir ce que je peux faire de plus avec mon business pour aider davantage les autres, car je vois que tout le monde ne s’en sort pas aussi bien.

Aline Bartoli anime le podcast J'peux pas, j'ai business
Aline, en plein enregistrement de son podcast « J’peux pas, j’ai business »

Quelle est ton idée?

La première piste que j’explore en ce moment, c’est tout simplement de faire une donation. Mon mois d’avril 2020 a été très dense au niveau du travail. J’ai fait un très bon chiffre d’affaires et je me suis sentie coupable par rapport à ça alors qu’il y a des business qui sont en train de mettre la clé sous la porte. Je vais donc faire une donation pour justement soutenir les autres petits business. Je ne ressens pas de culpabilité d’avoir vendu pendant cette période parce que je n’ai pas insisté. Je ne me suis pas servi du malheur des gens. Je n’ai pas argumenté sur le Covid. Je parle très peu de la situation, mais j’aimerais pouvoir aider. 

Que conseillerais-tu à de jeunes entrepreneurs pour qui c’est plus difficile?

On peut intervenir sur deux niveaux. Le premier, c’est concrètement le business. Par exemple, si on a un business physique et qu’on ne sait pas quand il pourra rouvrir, mon premier conseil est de ne pas subir le truc. Il faut être créatif et se poser la question : mes clients ne peuvent plus venir, mais moi qu’est-ce que je peux mettre en place pour les servir dans le contexte actuel ? Qu’est-ce que je peux inventer pour générer un peu de CA ? Par exemple : une boulangerie qui avait perdu 70 % de son CA a commencé à faire des gâteaux en forme de papier toilette pour rigoler et ça a permis de le relancer. Des entreprises, dans le secteur des colonies de vacances, font des activités pour les enfants en Visio; des studios de danse fermés donnent leur cours en ligne… Il y a toujours une manière de s’adapter.

Le deuxième niveau, c’est le mental et la résilience. OK, je me suis pris un mur et maintenant comment je fais pour m’en sortir et à la fois pour ne pas que ça se reproduise. S’il y a une autre pandémie dans trois ans, est-ce que je serai prêt ?

J’écoute l’épisode de podcast: Comment se lancer dans l’entrepreneuriat ?

Il y a plein de choses gratuites en ligne, comment maintenir un CA quand tout est gratuit?

Je pense que c’est exactement le même débat en temps normal entre contenu gratuit et contenu payant. C’était quelque chose de vrai déjà avant le confinement. Aujourd’hui, il y a plein d’autres secteurs qui s’y sont mis. Cela a accentué le phénomène, mais je vais te faire la même réponse que je fais habituellement. Dans un contenu gratuit, tu peux donner de la valeur, des tutoriels, des stratégies, mais généralement dans un contenu payant, tu vends un process pas à pas, tu vends une transformation, le passage d’un point A à un point B et ça, c’est quelque chose que tu ne pourras jamais donner dans un contenu gratuit. Donc moi je ne m’inquiéterais pas du tout par rapport à ça. 

Quels sont tes conseils pour garder une attitude positive?

La première chose, ne pas regarder les infos si ça vous déprime. Après le conseil le plus important, c’est de continuer à s’ancrer dans des routines, même si c’est des routines spéciales confinement. Avoir une heure de début de journée, une heure de fin de journée, une balade le soir… En créant de la normalité, tu atténues ce sentiment d’insécurité et de panique et tu rassures ton cerveau. Ça permet de faire ressortir ta positivité et ta bonne humeur. Et puis, faire d’autant plus de choses qui nous font plaisir. Ce n’est pas le moment de se restreindre. 

Quelque chose t’a aidée pendant cette période à conserver cette attitude positive?

Interagir avec mon audience tous les jours. Échanger des messages positifs avec tout le monde, ça aide. Quand tu remplis ta vie de messages positifs, ta vie devient positive.

Aline Bartoli accompagne les entrepreneurs
Aline, « Faire d’autant plus de choses qui nous font plaisir. »

Qu’est-ce que ça va changer dans ta manière de travailler?

Rien dans les grandes lignes. Je n’ai pas eu une nouvelle idée révolutionnaire, par contre je pense que ça va avoir beaucoup d’impact sur ma manière de communiquer, de discuter avec les gens. Je m’efforce d’avoir, en ce moment, encore plus de bienveillance et de compassion dans mes échanges avec eux. C’est quelque chose que j’aimerais continuer après le confinement. 

Une dernière chose à ajouter?

Cette crise nous montre à quel point c’est important d’avoir une dimension de son business en ligne. Les gens qui s’en sortent le mieux aujourd’hui sont ceux qui l’avaient. La leçon à en tirer est là, avoir un minimum de présence en ligne pour ne pas avoir tous ses œufs dans le même panier si ça se reproduit un jour.

Quel premier pas peut-on faire pour développer sa présence en ligne?

Avoir un site Internet à jour et être présent plusieurs fois par semaine sur au moins une plateforme de réseau social. Ça permet de construire son audience et le jour où on a besoin de la monétiser ou de proposer une offre, on peut le faire. Je conseille de commencer par une plateforme, de tout donner dessus, et ensuite quand on se sent à l’aise on en rajoute une deuxième voire une troisième. Surtout ne pas essayer d’être partout en même temps, car on s’épuise trop vite.

Un livre ou un podcast à recommander?

Pour ceux qui parlent anglais, j’aime énormément le podcast de Online marketing made easy by Amy Porterfield. À côté de ses épisodes classiques, elle publie aussi des épisodes en lien avec le Covid et les problématiques que les entrepreneurs peuvent rencontrer en raison de l’épidémie. Le contenu est d’une qualité incroyable.

Une dernière chose?

J’envoie tout mon soutien très fort à tout le monde.

Vous pouvez retrouver Aline sur son site ou sur son compte Instagram.

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